Le Bánh mì… notre jambon/beurre vietnamien !

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Héritage de la colonisation, nombreux sont les produits français devenus, aujourd’hui, des habitués de la vie quotidienne au Vietnam. La French touch, c’est chic ! Et la « touche française » a aussi laissé son empreinte dans le paysage culinaire du pays. Par exemple, les Vache qui rit, les petits Lu, la sauce Maggi, mais parmi eux la baguette est incontestablement devenue le plus vietnamien des produits français.

Bien sûr, on parle de la baguette traditionnelle, celle qu’on mangeait autrefois bien avant la mode du complet ou du bio. Très répandue dans tout le Vietnam, on adore surtout la manger en sandwich, le fameux sandwich  vietnamien, le fameux Bánh mì.

Tout plat vietnamien m’évoque les bons souvenirs de mon enfance et le Bánh mì n’échappe pas cette règle. Il me rappelle les journées passées en famille à Deauville. On n’y allait pas pour bronzer. Non, non, non, quelle perte de temps ! Nous, on y allait pour ramasser des coques, des moules, des crabes… Voilà Fred, maintenant tu sais pourquoi, je n’aime pas bronzer à la plage !

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Le midi était l’apothéose de notre journée. Le soleil est à son zénith. On a chaud, on est fatigué ! Et à force de creuser dans le sable, on a fini par creuser aussi notre appétit. Ma mère sortait alors le pique-nique qu’elle avait préparé, pique-nique bien sûr composé de toutes ces bonnes choses pour préparer le  Bánh mì. Chacun préparait le sien à la bonne franquette. Je salive rien qu’en pensant aux fines tranches de porc grillés (Char siu), aux légumes, à la coriandre, à la sauce Maggi. Que de beaux souvenirs !

Depuis, j’ai gardé cette habitude. Il n’y a pas de pique-nique sans Bánh mì, tout comme il n’y a pas de repas sans fromage ! N’est-ce pas Anne-Sophie, Christelle et Antoine les Jardiniers de traverse. Quelle belle journée d’automne !

Le Bánh mì n’est pas un sandwich qui s’improvise. La préparation de la viande, le char siu, prend du temps. Et si ce temps vous manque, #ParisStore ou #SengAroun vous simplifient la tâche en vous les proposant tout prêts. Parfait pour le midi, pas plus cher qu’un jambon/beurre et bien meilleur. Pour les adeptes du « fait maison », le Char siu est très simple à préparer. Il faut juste le préparer 2 jour avant; 1 jour pour la marinade, 1 jour pour qu’il refroidisse afin de bien le découper. Sinon, la viande s’effrite. Le sandwich n’est qu’une des nombreuses façons de le manger. C’est pourquoi, il mériterait à lui seul un billet à part. En attendant, je vous conseille surtout de l’acheter tout prêt chez #ParisStore. C’est tout aussi délicieux !

Quant au pain , restons simple en utilisant la baguette traditionnelle. Tout d’abord parce que nous, vietnamiens, nous ne connaissons que celle-ci. Mais surtout parce que la baguette sert essentiellement de support. Son goût doit donc rester neutre. Utiliser une baguette de campagne, aux céréales ou autres versions tendances risquerait non seulement de l’alourdir mais aussi de dénaturer son goût. Trop de goût, tue le goût !

PRÉPARATION

1. Couper la viande en fines lamelles

2. Si vous avez préparé la viande vous-mêmes, garder la sauce et la faire réduire. Sinon utilisez la sauce Maggi

3. Faire des pickles en trempant des carottes et concombres coupés finement à l’économe, dans du vinaigre avec un peu d’eau, de sel et de sucre. Ajouter du piment si vous aimez

4. Faire le sandwich avec tous les ingrédients dans cet ordre : viande, pickles, coriandre et sauce. Vous pouvez ajouter un peu de mayonnaise si vous le souhaitez.

Bon appétit !

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Manger comme « Là-bas dis » !

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#OnN’estPasDeL’étranger si on n’est pas obsédé par le fait de pouvoir manger comme chez nous, comme Là-bas dis ! (1) Et notre 1ère préoccupation n’est pas de trouver le n° de téléphone de M. Garbit mais de savoir où trouver les produits de notre pays car la cuisine est le lien le plus fort qui nous relie avec lui. Elle nous plonge à coup sûr dans nos souvenirs, nos joies et nos peines… bref dans notre vie d’autrefois.

En effet, notre mémoire sensorielle est redoutablement efficace. Elle grave tous nos souvenirs gustatifs et olfactifs à l’encre de chine et les range précieusement dans une « boîte de Pandore » qui attend tranquillement qu’on lui ouvre le couvercle. N’a-t-on jamais fait l’expérience de manger un aliment longtemps oublié et de se replonger instantanément dans les lointains souvenirs de son enfance ? C’est l’effet mémoire sensorielle ! Le réalisateur Anh Hung Tran l’exprime à merveille dans « L’odeur de la papaye verte », où cette odeur particulière et réconfortante plonge l’héroïne dans son enfance.

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Chez moi comme dans beaucoup de familles, c’est aussi une histoire d’éducation où les mères sont jugées selon leurs talents de cuisinière. La mienne veillait à ce que sa table soit toujours être accueillante et appétissante. Question d’honneur ! La cuisine était sa raison d’être, son royaume à elle, et malheur à celui qui osait déranger ses affaires. Au restaurant, elle ne mangeait pas, elle testait, goûtait et dépiautait tous les plats afin de les refaire à la maison. En mieux bien sûr, cela va de soi !

Étant vietnamien, je suis forcément obsédé par ce fait de pouvoir manger comme Là-bas dis ! Et à mon grand étonnement, ce ne sont pas les possibilités qui manquent à Roubaix. J’ai été bluffé ! Je n’ai jamais compris pourquoi on peut trouver autant de produits asiatiques à Roubaix. Même Lille et Wazemmes font pâle figure à côté.

Roubaix, c’est le paradis culinaire pour nous asiatiques. C’est truffé d’épiceries spécialisées ; magasins d’ailleurs très fréquentés par la communauté africaine. Notre cuisine est aux antipodes mais les produits de base sont bien souvent les mêmes. Phnom Penh, Seng Aroun et Paris Store sont mes préférés. Chacun sa spécificité, chacun son utilité :

Proche de chez moi, Phnom Penh est tout indiqué pour le dépannage. Le magasin est assez neutre, pas très grand mais suffisant pour y trouver l’essentiel des produits de base.

Pour faire le plein, Paris Store est parfait. Fidèle à la grande distribution, il a tous les aspects pratiques d’un supermarché : gamme large, promotions, parking. Par contre, il lui manque tout le charme et l’authenticité des petits commerçants. Mais soyons francs, les asiatiques sont peu sensibles à ce détail ! Tant que c’est efficace, c’est le principal. Sa boucherie est très pratique et sa rôtisserie un must ; canard, porc laqué et autres délices, sont préparés sur place; un gage de fraîcheur. Et le midi, ne manquez pas le fameux sandwich vietnamien. Rien à avoir avec le traditionnel jambon/beurre !

Et le meilleur pour la fin : Seng Aroun, un peu plus en contrebas. Tenu par une charmante famille chinoise vivant au laos, il est de loin mon préféré. On a du choix, on a des prix, on a de la qualité sans oublier la fraîcheur. Normal, pour être le meilleur, il faut viser l’excellence ! Les produits sont plus spécifiques, plus pointus. Pour les fruits et légumes, c’est là qu’il faut y aller ! Idem pour les herbes aromatiques, la base de la cuisine vietnamienne. Et n’oublions pas l’accueil chaleureux et familial dès que nous franchissons les portes. Ils parlent français, mais aussi vietnamien, laotien et chinois. Quand je cherche à reproduire un plat que faisait ma mère, il me suffit de le dire en vietnamien. Pratique, non ? Pensez à essayer leurs longs beignets (giò cháo quẩy ), mon péché mignon !

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Pour les produits frais, c’est encore mieux ! Il suffit d’aller sur le marché de l’Épeule. En été, on y trouve tous types de légumes : herbes aromatiques, concombres amers, citronnelle, choux chinois, pak choi, liserons d’eau… C’est déjà étonnant de trouver tous ces légumes sur un marché mais ça l’est encore plus quand on voit qu’ils sont aussi vendus par des maraîchers français.

Il y a bien sûr tout d’abord M. Le, le plus typique et originaire du Cambodge ; lui et sa famille nous proposent chaque semaine les légumes qu’ils cultivent dans leur jardin. N’hésitez pas à y aller, leur sourire est contagieux ! À quelques mètres, il y a aussi le stand de Francis et celui de Mathieu avec sa famille. En plus des produits habituels, ils proposent aussi des légumes asiatiques. 1 pierre 2 coups, c’est plus pratique !

Je ne sais toujours pas pourquoi on peut trouver autant de produits asiatiques à Roubaix (2)…  Et ça m’est égal ! Je sais juste que c’est unique et que ça n’existe nulle part ailleurs ! (3)

(1) Clin d’œil au célèbre slogan « Couscous Garbit, c’est bon comme Là-bas dis !» de la pub du même nom dans les années 80.

(2) On m’a expliqué un jour, que Roubaix avait accueilli beaucoup de familles laotiennes et cambodgiennes dans les années 80. Aujourd’hui, ils restent la communauté asiatique la plus représentée dans la ville. Ils y ont construit des pagodes, crée des associations afin de préserver leur culture (fêtes traditionnelles, cérémonies bouddhistes, nouvel an…). Et des épiceries asiatiques se sont en même temps développées. Ceci explique certainement en partie pourquoi les produits alimentaires asiatiques sont si développés à Roubaix.

(3) Ma famille en Normandie et ma sœur d’Angleterre sont elles aussi très agréablement étonnées, voire jalouses. Du coup, je suis devenu le fournisseur officiel de la famille Nguyen 🙂

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(1) PHNOM PENH – 78 Rue de l’Épeule – 59100 Roubaix – Tél. 03 20 24 45 30
Tous les jours (sauf le mardi) de 9 h à 19 h 30

(2) PARIS STORE – 23 Rue du Collège – 59100 Roubaix – Tél. 03 28 53 24 30
Du lundi au samedi de 9 h à 19 h 30

(3) SENG AROUN – 143 Grande Rue – 59100 Roubaix – Tél. 03 20 73 42 49
Du mardi au dimanche de 9 h à 19 h 30

(4) MARCHÉ DE L’ÉPEULE – Rue de l’Épeule – 59100 Roubaix
Le Dimanche de 8 h 30 à 14 h