Les NGUYEN ont toujours été #Zérodéchet

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2 ans d’existence, 2 ans que le programme #Zérodéchet mis en place à Roubaix me parle et m’interpelle. Merci @AlexandreGarcin, le papa de cette belle initiative !

Loin de suivre à la lettre l’exemple de @BeaJohnson, la grande Papesse de cette cause, je contribue comme je peux afin de rendre notre environnement meilleur. Selon moi, le #Zérodéchet ne se résume pas à réduire nos ordures ménagères. Il s’intègre dans une démarche écologique globale bousculant ainsi tous nos gestes du quotidien.

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Cela semble être un bouleversement, une totale remise en cause de nos habitudes ! En réalité, je suis convaincu que nous avons tous une âme #Zérodéchet, #antigaspillage, #recyclage enfouie dans notre subconscience. Et cela n’a pas été trop difficile de RÉ-ACTIVER cette face cachée qui somnolait en moi. En effet, issu d’une grande famille, mes parents m’ont toujours appris à éviter les gaspillages.

Ma mère, cuisinière hors-pair, avait l’art et la manière d’accommoder les restes. On n’y voyait que du feu ! On avait toujours l’impression de manger de nouveaux plats. Elle allait ensuite enterrer ses déchets dans le jardin. Oui Maman Nguyen compostait !

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Couturière de métier, elle recyclait les vieux vêtements, cousait des parures de lit et nous faisaient des pyjamas avec les chutes, me faisait des habits avec les pièces en trop de ses clients. OUI je faisais penser à @ThierryLhermitte dans Le Père Noël est une Ordure. NON je n’avais pas peur de porter un sweat gris avec une manche rouge et l’autre bleu. Je lançais les tendances… malheureusement personne les suivaient🙂

Mes frères, quant à eux, aimaient passer leur temps dans les décharges publiques, les vieux chantiers, les carrières. Ils récupéraient, décapaient, retapaient, réparaient tout ce qu’ils trouvaient. Ils avaient des mains en or, des mains de magicien. Un coup de tournevis magique et les vieux objets reprenaient vie. Je souhaitais, ils exhaussaient. Ainsi étagères, établi, bureau, table de ping pong, jouets… tous provenaient de la récupération.

Comment oublier ses 1ères échasses, son 1er vélo de course vert pomme, sa 1ère mobylette ? Même ma 1ère voiture était #Homemade. Une carcasse de Visa, un moteur de 205, des roues d’une fourrière, quelques fleurs peintes façon Interflora et me voilà au volant d’un bolide beatnik sur les routes de Normandie.

Moi aussi, j’avais ma façon particulière pour ne pas gaspiller. J’allais dans les jardins des maisons inhabitées pour cueillir leurs fleurs. Comme disait @GuyRoux dans les Guignols « faut pas gâcher ! ». Avec mon air angélique, je faisais ensuite du porte à porte pour les vendre. En théorie, je voulais offrir un cadeau d’anniversaire à ma Mère ; en pratique j’allais m’acheter des bonbons chez #Mammouth.

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Aujourd’hui, on appelle cela #Zérodéchet, #Upcycling, #Ecologie… dans mon enfance mes parents disaient simplement #FaireDesEconomies. Et dernièrement, j’ai eu le plaisir de renouer avec cette âme d’enfant chez ma sœur, en Angleterre. Durant le repas, je remarque un lot de vieilles chaises brinquebalantes négligemment abandonnées dans un coin de sa terrasse.

Comme je devais changer les miennes, celles-ci m’interpellent par leur simplicité. Mi-curieux, mi-intéressé, je lui demande :
– C’est quoi ces chaises ? Pourquoi tu les laisses traîner comme ça ?

– C’est ton beau-frère qui les a ramassées dans la poubelle d’un resto chinois à Londres – dit-elle d’un air dépitée.

Et oui, la récup était et reste une affaire de famille !… Yeux brillants, regard de biche, voix suave, je lui fait mon numéro de charme, celui qui faisait craquer mes parents. Et me voilà traversant la Manche avec ces 6 vieilles chaises dans mon coffre au grand désespoir de Fred, toujours étonné mais résigné par mes idées loufoques. Heureusement qu’on n’a pas pris ma #Fiat500 !

Beaucoup de travail m’attendait à mon retour. La rénovation n’allait pas être une simple affaire. Il fallait encore décaper pour retirer la couche de laque, consolider les pieds et assises, poncer, teinter et enfin vernir. 1 an en tout et pour tout !

1 an de patience – et quelques euros en moins – mais quelle quelle fierté d’avoir des chaises uniques, des chaises recyclées, des chaises qui ont une histoire ; l’histoire d’un petit arbre au bois rouge qui a grandi dans une forêt équatoriale et qui a fini ses jours dans un atelier pour être transformé en chaises de restaurant chinois où des milliers de personnes se sont assis sans même y prendre garde.

Et ces chaises sont maintenant MES chaises, elles sont chez MOI et je fais partie de LEUR histoire !

42 ans, enfin gâté pour #Noël !

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Comme vous le savez déjà, Noël n’a jamais été ma tasse de thé. Une tradition qui n’est pas mienne, un élan de générosité qui m’étonne, une avalanche de cadeaux qui m’impressionne… Et ce #Noël2015 n’allait certainement pas faire exception ! Et pourtant si ! Je me suis bien trompé sur toute la ligne.

Pour la 1ère fois, j’ai apprécié Noël ! En famille ou avec des amis, nous avons bu, nous avons ri et surtout nous avons échangé nos cadeaux comme d’habitude ; à une exception près, cette année ils ne devaient pas dépasser 5 €. Autant vous dire que je me suis pris au jeu et j’ai adoré.

Pour la 1ère fois, j’ai enfin trouvé le plaisir d’offrir, le plaisir de faire des cadeaux simples, des cadeaux originaux, des cadeaux qui viennent du cœur où l’imagination et la créativité leur donnent un caractère unique. Chaque cadeau a été un pur instant de fou rire.

Et enfin ,pour la 1ère fois, cette année, je peux l’affirmer haut et fort : OUI LE PÈRE NOËL M’A GÂTÉ !

En exclusivité, un florilège de mes cadeaux…

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LE + CHALEUREUX
Mère poule et toujours soucieuse de ma santé, Virginie a maintes fois tenté de me convertir au snood. Devant mon peu d’intérêt, elle a fini par m’en dénicher un. Merci Virginie, je sortirai toujours « couvert » grâce à toi !Cadeau1


LE + DÉCORATIF
Quand on est une fashionista, on pense forcément à la déco. Et Matisse, n’échappe pas à la règle ! « Tu peux mettre une bougie en dessous, ça va être magnifique » me dit-elle. Sauf qu’une flamme pour durer a besoin d’oxygène. Cours de physique, niveau 4e ! Ce n’est pas grave ma grande, on ne peut pas tout savoir. Il sera très beau quelque part sur la cheminée !
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LE + CRÉATIF
La fille de ma collègue, Colette, a voulu me remercier en m’offrant cette boule faite de ses propres mains. Tout simplement superbe ! Cadeau complètement inattendu, je suis complètement sous son charme.
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LE + UTILE
Restauratrice de métier ou peut-être obsédée par les mauvaises odeurs, ce savon anti-odeur était fait pour elle ! Et contrairement aux camelots, celui-ci fonctionne bel et bien. Testé aujourd’hui même, grâce à toi, Jeannette, je n’ai pas les doigts qui sentent la crevette en écrivant ses lignes !
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LE + LUDIQUE
Comme tout geek qui se respecte, il pense pratique, il pense ludique. Même un simple cahier de brouillon doit être instructif. Lali, sans toi, je n’aurais jamais eu l’idée de réviser mes tables de multiplication. Pour info, on a maintenant une calculette sur le smartphone !
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LE + RELAXANT
Ma grande sœur, depuis quelques temps, s’est reconvertie dans les massages Reiki. Son corps est maintenant un temple de spiritualité entouré des forces cosmiques. Selon elle, je dois me concentrer sur mon Chi et mon Qi (???) en m’ouvrant la méditation avec ses bougies en bambou. J’ai une vague idée…
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LE + GOURMAND
Fred connaît mon goût pour les bons chocolats et pour ne pas déroger à notre règle d’or « Quand on se déplace, on fait un cadeau. » j’ai eu droit à ses petits délices chocolatés signés Marc Pignot. Je ne le connais pas mais qu’importe, c’est une pure merveille !
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LE + ZEN
Comment, mon beau-frère, Jeff, a pu avoir eu l’idée de m’offrir un cadeau aussi délicat, spirituel, aussi BOBO? Lui, d’ordinaire plutôt branché foot et bière !… Comme quoi, il est aussi capable de me surprendre quand il daigne faire un effort… Tout côté obscur finit toujours par voir la lumière !
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MON COUP DE COEUR
Malin ce petit ! Il sait que j’adore les mugs, il sait que j’adore la céramique et comme par hasard il m’offre un mug chez une de mes céramistes préférées, #SophieMasson. Respect Massimo ! Tu as tout compris. C’est un sans faute, y’a rien à dire !
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LE + ARTISTIQUE
Quand on est « Ministre de la culture de RBX », on se doit de faire un cadeau artistique. Et quand on est, en plus, un Contrôleur de Gestion, on est forcément pragmatique… Voici donc, ma sculpture support à lunette façon Dali. Ne change rien Fred !
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LE + #ZÉRODÉCHET (photo à venir)
Celui-là a la Palme de l’emballage le plus original. C’est la 1ère fois que le contenant est plus intéressant que le contenu. Pour info, il y a un pot de confiture dans la poupée Russe. C’est peut-être ça le vrai cadeau et la confiture sert juste à remplir le vide. Sacrée Marie-Christine !
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LE + ÉTONNANT
C’est le cadeau de Fred mais j’ai voulu vous le présenter. Il n’a aucune utilité, aucun intérêt, et je n’ai pas de baignoire ! Mais il a le grand mérite de me faire rire. Et c’est ce type même de cadeau qu’on retient des années après. Bravo Massimo, t’as vraiment tout compris à l’art du cadeau.Cadeau5

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« … Petit papa Noel
Quand tu descendras du ciel
Avec des jouets par milliers
N’oublie pas mon petit soulier

Si tu dois t’arrêter
Sur les toits du monde entier
Tout ça avant demain matin
Mets-toi vite, vite en chemin.

Et quand tu seras sur ton beau nuage
Viens d’abord sur notre maison
Je n’ai pas été tous les jours bien sage
Mais j’en demande pardon… »

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Ho Ho Ho, plus de doute, Noël approche ! Nos cœurs se remplissent d’amour et de générosité. Les magasins rivalisent de décors féeriques. Les maisons fleurent bon le vin chaud. On partage, on donne sans compter, le bonheur n’a pas de prix. Telle un marronnier, « Petit papa Noël » revient chaque année nous emmener dans les contrées lointaines de la Laponie. Joyeux Noël à vous !

Cette chanson est l’esprit même de Noël. Sa mélodie a bercé toute notre enfance. Qui ne la connaît pas ? Qui ne la chantonne pas dès les premières notes ? Mais avez-vous réellement fait attention aux paroles ? Ouvrez vos oreilles… C’est l’histoire d’un enfant qui fait une piqûre de rappel au papa Noël (#3615 J’existe) ; qui lui dit d’appuyer sur le champignon histoire d’être dans les temps (#3615 Chronopost) ; et surtout qui lui propose de commencer par sa maison au cas où (#3615 Ma tronche d’abord). Rien que ça ! Trop pragmatique ? Pas assez rêveur ? Certainement, parce que Noël a toujours été une grande énigme pour moi.

Plus jeune, je ne comprenais ni le pourquoi, ni le comment de cette fête. Cette piété et cette générosité soudaine, cette frénésie de consommation, cette surexcitation générale étaient un grand mystère à mes yeux. Et pour cause, on ne fêtait pas Noël à la maison. D’une autre génération, d’une autre culture et surtout de confession bouddhiste, mes parents ne connaissaient ni d’Eve ni d’Adam Jésus, Marie, Joseph. Ils avaient d’autres préoccupations, d’autres soucis à gérer. Leur principale priorité était de subvenir à nos besoins et de veiller à notre réussite scolaire. Du coup, ils n’avaient jamais pris la peine de m’expliquer le sens des différentes traditions qui font tout le charme de la France.

Imaginez donc ma surprise quand j’ai vu pour le première fois ce gros bonhomme rouge avec sa barbe blanche chez #Mammouth, notre supermarché du coin. Il me demandait si j’avais été sage, me prenait dans ses bras, voulait qu’on nous prenne en photo… Pourquoi faire ?

À l’école, la maîtresse m’explique enfin : « À Noël, on fête la naissance de Jésus, le divin enfant. On appelle « père Noël » le monsieur en rouge que tu as vu. Il vit au pays ses lutins en Laponie. Ils fabriquent des jouets toute l’année et le soir du 24 décembre, il descend du ciel sur son traîneau et distribue ces cadeaux aux enfants sages. »

Je résume pour être certain d’avoir tout imprimé. À Noël, on fête la naissance de bébé Jésus. Tout le monde y compris les animaux se rassemble dans une étable pour guincher… Le père Noël, relooké par Coca-Cola pour l’occasion, arrive de sa Finlande pour leur offrir plein de cadeaux sponsorisés par Mattel, Apple, Sony, Playmobil & Cie. Génial, j’achète ! Je me voyais déjà sur une montagne de jouets. Oui monsieur, j’ai été sage même plus qu’une image !

Noel
Mais les cadeaux ne sont jamais arrivés. Attente, déception, tristesse, ainsi fut ma nuit de Noël. Je ne comprenais pas son absence. Qu’ai-je fait de mal ? S’est-il perdu ? Tant pis, je ferais mieux l’année prochaine. Et les années trépassent sans que père Noël ne passe. Quant à mes amis, ils avaient, chaque année, de nouveaux jouets, de nouveaux cartables, de nouveaux vêtements. Depuis ce jour, Noël a toujours été une grande incompréhension, une grande frustration, une grande injustice.

En 1980, j’ai eu l’occasion de passer mon premier Noël traditionnel dans une famille française. Un sapin énorme et richement décoré de vert et de rouge trônait au milieu du salon. J’observais les adultes discuter du menu. Je regardais les plus jeunes envelopper leurs derniers cadeaux. J’étudiais leurs moindres faits et gestes sans n’y rien comprendre.

Durant le repas, je découvrais pour la première fois tous ces plats typiques d’un réveillon. Comment oublier cette chose verdâtre et gluante, cette grosse saucisse blanche et ces petits sandwiches au pâté qu’on essayait de me faire manger ? C’était des huîtres, du boudin blanc et des toasts de foie gras. À l’époque, j’avais détesté. Mais ça c’était avant ! Comme rien n’était à mon goût, je réclamais ma mère. Je pleurais jusqu’au moment du dessert. J’avais adoré ce gâteau en forme tronc d’arbre. C’était de la bûche🙂

Vint ensuite la distribution des cadeaux. Ce n’est pas réservé au père Noël ?… Visiblement, j’ai été sage cette année. J’ai aussi droit à mon cadeau, une bande dessinée des Schtroumpfs. C’est quoi ces bonshommes bleus ? T’as pas reçu ma lettre papa Noël ? Ce réveillon m’a rendu encore plus perplexe. Je suis rentré à la maison dubitatif !

Avec le temps, je me suis habitué. Les gens font la fête, s’offrent des cadeaux, les maisons sont décorées… mais cette fête n’est pas pour ma famille, elle n’est pas pour moi ! Je me disais que c’était juste une soirée à passer, qu’il fallait prendre son mal en patience. Demain sera un autre jour !

Je détestais surtout les retours de vacances. Je devais faire face à mes copains qui exhibaient fièrement leurs cadeaux. Je redoutais cette fameuse question « Tu as eu quoi pour Noël ? » Intérieurement, je pleurais. Quand j’appris que le Père Noël n’existait pas, une joie euphorique s’empara de moi. Enfin un peu de justice ! Mais la joie n’a été que de courte durée car l’année suivante on me reposait inlassablement cette même question : « Tu as eu quoi pour Noël ? » Alors pour être comme tout le monde, je m’inventais des cadeaux, des cadeaux encore plus beaux.

Souris
En fait, j’ai passé mon enfance à ne rien comprendre aux fêtes, aux us et coutumes français. Je subissais. Il y avait un grand décalage entre ce que me disaient les copains et ma réalité. Un jour, en leur demandant naïvement d’où venait tous leurs bonbons, ces derniers m’expliquent que c’est la petite souris la bienfaitrice ; qu’à la nuit tombée, elle venait chercher les dents perdues qu’ils avaient soigneusement posées sous l’oreiller. En échange, elle leur laissait sucreries et argent pour les remercier. Et ils me montraient leur bouche. En effet, il manquait des dents. J’étais aux anges. Moi qui allait bientôt me faire enlever 9 dents de lait, j’allais toucher le jackpot. Et tout comme le père Noël, le petite souris a dû se perdre en route et les dents sont restés des jours sous mon oreillers.

Nicolas
Le 6 décembre, c’est la saint Nicolas. Ma ville organisait des animations à cette occasion. On devait récupérer un maximum de friandises pour un goûter géant à la salle des fêtes. Un grand Monsieur avec une barbe banche accompagné d’un autre vêtu de noir ouvraient le bal. Les enfants les suivaient de près. Ils scandaient tous en cœur « On veut des gâteaux, on veut des gâteaux » ; comme eux, je criais aussi. Je hurlais à en perdre la voix. Ils ont ensuite goûté ; je mangeais alors avec eux. Je ne me posais pas de questions. Je suivais la foule. Je les imitais. J’apprenais.

Idem pour les anniversaires; ma mère ne pouvait pas se permettre de fêter les anniversaires avec 8 enfants et faire de la couture en même temps. Elle se souvenait à peine de notre âge. Et le plus comique reste la fête des mères où je revois encore son regard éberlué devant mon poêle en terre cuite peint en jaune avec « Bonne fête maman » d’une écriture hésitante bavant de tout part. Elle est restée bouche bée devant la beauté approximative de ce cadeau et fut surtout surprise d’apprendre que c’était sa fête. Elle l’a pris et l’a posé à côté de sa machine à coudre. Je ne lui ai jamais refait de cadeau.

Anniversaire
Depuis, les choses n’ont pas vraiment changé. Noël, les anniversaires, ne sont toujours pas pour moi. Je les fête par respect mais au fond de mon cœur, je ne ressens aucune joie. Bien au contraire, ces fêtes me rappellent les tristes souvenirs de mon enfance.

Aujourd’hui, ma famille et moi, célébrons Noël pour les enfants afin de leur éviter toute frustration. Pour nous les adultes, c’est avant une occasion de se réunir et faire la fête à la mémoire de nos parents.

Et cette année, ça se passe chez moi et on sera 21. Jésus, Marie, Joseph, comment je fais m’en sortir ! #HELP

Le Bánh mì… notre jambon/beurre vietnamien !

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Héritage de la colonisation, nombreux sont les produits français devenus, aujourd’hui, des habitués de la vie quotidienne au Vietnam. La French touch, c’est chic ! Et la « touche française » a aussi laissé son empreinte dans le paysage culinaire du pays. Par exemple, les Vache qui rit, les petits Lu, la sauce Maggi, mais parmi eux la baguette est incontestablement devenue le plus vietnamien des produits français.

Bien sûr, on parle de la baguette traditionnelle, celle qu’on mangeait autrefois bien avant la mode du complet ou du bio. Très répandue dans tout le Vietnam, on adore surtout la manger en sandwich, le fameux sandwich  vietnamien, le fameux Bánh mì.

Tout plat vietnamien m’évoque les bons souvenirs de mon enfance et le Bánh mì n’échappe pas cette règle. Il me rappelle les journées passées en famille à Deauville. On n’y allait pas pour bronzer. Non, non, non, quelle perte de temps ! Nous, on y allait pour ramasser des coques, des moules, des crabes… Voilà Fred, maintenant tu sais pourquoi, je n’aime pas bronzer à la plage !

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Le midi était l’apothéose de notre journée. Le soleil est à son zénith. On a chaud, on est fatigué ! Et à force de creuser dans le sable, on a fini par creuser aussi notre appétit. Ma mère sortait alors le pique-nique qu’elle avait préparé, pique-nique bien sûr composé de toutes ces bonnes choses pour préparer le  Bánh mì. Chacun préparait le sien à la bonne franquette. Je salive rien qu’en pensant aux fines tranches de porc grillés (Char siu), aux légumes, à la coriandre, à la sauce Maggi. Que de beaux souvenirs !

Depuis, j’ai gardé cette habitude. Il n’y a pas de pique-nique sans Bánh mì, tout comme il n’y a pas de repas sans fromage ! N’est-ce pas Anne-Sophie, Christelle et Antoine les Jardiniers de traverse. Quelle belle journée d’automne !

Le Bánh mì n’est pas un sandwich qui s’improvise. La préparation de la viande, le char siu, prend du temps. Et si ce temps vous manque, #ParisStore ou #SengAroun vous simplifient la tâche en vous les proposant tout prêts. Parfait pour le midi, pas plus cher qu’un jambon/beurre et bien meilleur. Pour les adeptes du « fait maison », le Char siu est très simple à préparer. Il faut juste le préparer 2 jour avant; 1 jour pour la marinade, 1 jour pour qu’il refroidisse afin de bien le découper. Sinon, la viande s’effrite. Le sandwich n’est qu’une des nombreuses façons de le manger. C’est pourquoi, il mériterait à lui seul un billet à part. En attendant, je vous conseille surtout de l’acheter tout prêt chez #ParisStore. C’est tout aussi délicieux !

Quant au pain , restons simple en utilisant la baguette traditionnelle. Tout d’abord parce que nous, vietnamiens, nous ne connaissons que celle-ci. Mais surtout parce que la baguette sert essentiellement de support. Son goût doit donc rester neutre. Utiliser une baguette de campagne, aux céréales ou autres versions tendances risquerait non seulement de l’alourdir mais aussi de dénaturer son goût. Trop de goût, tue le goût !

PRÉPARATION

1. Couper la viande en fines lamelles

2. Si vous avez préparé la viande vous-mêmes, garder la sauce et la faire réduire. Sinon utilisez la sauce Maggi

3. Faire des pickles en trempant des carottes et concombres coupés finement à l’économe, dans du vinaigre avec un peu d’eau, de sel et de sucre. Ajouter du piment si vous aimez

4. Faire le sandwich avec tous les ingrédients dans cet ordre : viande, pickles, coriandre et sauce. Vous pouvez ajouter un peu de mayonnaise si vous le souhaitez.

Bon appétit !

Manger comme « Là-bas dis » !

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#OnN’estPasDeL’étranger si on n’est pas obsédé par le fait de pouvoir manger comme chez nous, comme Là-bas dis ! (1) Et notre 1ère préoccupation n’est pas de trouver le n° de téléphone de M. Garbit mais de savoir où trouver les produits de notre pays car la cuisine est le lien le plus fort qui nous relie avec lui. Elle nous plonge à coup sûr dans nos souvenirs, nos joies et nos peines… bref dans notre vie d’autrefois.

En effet, notre mémoire sensorielle est redoutablement efficace. Elle grave tous nos souvenirs gustatifs et olfactifs à l’encre de chine et les range précieusement dans une « boîte de Pandore » qui attend tranquillement qu’on lui ouvre le couvercle. N’a-t-on jamais fait l’expérience de manger un aliment longtemps oublié et de se replonger instantanément dans les lointains souvenirs de son enfance ? C’est l’effet mémoire sensorielle ! Le réalisateur Anh Hung Tran l’exprime à merveille dans « L’odeur de la papaye verte », où cette odeur particulière et réconfortante plonge l’héroïne dans son enfance.

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Chez moi comme dans beaucoup de familles, c’est aussi une histoire d’éducation où les mères sont jugées selon leurs talents de cuisinière. La mienne veillait à ce que sa table soit toujours être accueillante et appétissante. Question d’honneur ! La cuisine était sa raison d’être, son royaume à elle, et malheur à celui qui osait déranger ses affaires. Au restaurant, elle ne mangeait pas, elle testait, goûtait et dépiautait tous les plats afin de les refaire à la maison. En mieux bien sûr, cela va de soi !

Étant vietnamien, je suis forcément obsédé par ce fait de pouvoir manger comme Là-bas dis ! Et à mon grand étonnement, ce ne sont pas les possibilités qui manquent à Roubaix. J’ai été bluffé ! Je n’ai jamais compris pourquoi on peut trouver autant de produits asiatiques à Roubaix. Même Lille et Wazemmes font pâle figure à côté.

Roubaix, c’est le paradis culinaire pour nous asiatiques. C’est truffé d’épiceries spécialisées ; magasins d’ailleurs très fréquentés par la communauté africaine. Notre cuisine est aux antipodes mais les produits de base sont bien souvent les mêmes. Phnom Penh, Seng Aroun et Paris Store sont mes préférés. Chacun sa spécificité, chacun son utilité :

Proche de chez moi, Phnom Penh est tout indiqué pour le dépannage. Le magasin est assez neutre, pas très grand mais suffisant pour y trouver l’essentiel des produits de base.

Pour faire le plein, Paris Store est parfait. Fidèle à la grande distribution, il a tous les aspects pratiques d’un supermarché : gamme large, promotions, parking. Par contre, il lui manque tout le charme et l’authenticité des petits commerçants. Mais soyons francs, les asiatiques sont peu sensibles à ce détail ! Tant que c’est efficace, c’est le principal. Sa boucherie est très pratique et sa rôtisserie un must ; canard, porc laqué et autres délices, sont préparés sur place; un gage de fraîcheur. Et le midi, ne manquez pas le fameux sandwich vietnamien. Rien à avoir avec le traditionnel jambon/beurre !

Et le meilleur pour la fin : Seng Aroun, un peu plus en contrebas. Tenu par une charmante famille chinoise vivant au laos, il est de loin mon préféré. On a du choix, on a des prix, on a de la qualité sans oublier la fraîcheur. Normal, pour être le meilleur, il faut viser l’excellence ! Les produits sont plus spécifiques, plus pointus. Pour les fruits et légumes, c’est là qu’il faut y aller ! Idem pour les herbes aromatiques, la base de la cuisine vietnamienne. Et n’oublions pas l’accueil chaleureux et familial dès que nous franchissons les portes. Ils parlent français, mais aussi vietnamien, laotien et chinois. Quand je cherche à reproduire un plat que faisait ma mère, il me suffit de le dire en vietnamien. Pratique, non ? Pensez à essayer leurs longs beignets (giò cháo quẩy ), mon péché mignon !

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Pour les produits frais, c’est encore mieux ! Il suffit d’aller sur le marché de l’Épeule. En été, on y trouve tous types de légumes : herbes aromatiques, concombres amers, citronnelle, choux chinois, pak choi, liserons d’eau… C’est déjà étonnant de trouver tous ces légumes sur un marché mais ça l’est encore plus quand on voit qu’ils sont aussi vendus par des maraîchers français.

Il y a bien sûr tout d’abord M. Le, le plus typique et originaire du Cambodge ; lui et sa famille nous proposent chaque semaine les légumes qu’ils cultivent dans leur jardin. N’hésitez pas à y aller, leur sourire est contagieux ! À quelques mètres, il y a aussi le stand de Francis et celui de Mathieu avec sa famille. En plus des produits habituels, ils proposent aussi des légumes asiatiques. 1 pierre 2 coups, c’est plus pratique !

Je ne sais toujours pas pourquoi on peut trouver autant de produits asiatiques à Roubaix (2)…  Et ça m’est égal ! Je sais juste que c’est unique et que ça n’existe nulle part ailleurs ! (3)

(1) Clin d’œil au célèbre slogan « Couscous Garbit, c’est bon comme Là-bas dis !» de la pub du même nom dans les années 80.

(2) On m’a expliqué un jour, que Roubaix avait accueilli beaucoup de familles laotiennes et cambodgiennes dans les années 80. Aujourd’hui, ils restent la communauté asiatique la plus représentée dans la ville. Ils y ont construit des pagodes, crée des associations afin de préserver leur culture (fêtes traditionnelles, cérémonies bouddhistes, nouvel an…). Et des épiceries asiatiques se sont en même temps développées. Ceci explique certainement en partie pourquoi les produits alimentaires asiatiques sont si développés à Roubaix.

(3) Ma famille en Normandie et ma sœur d’Angleterre sont elles aussi très agréablement étonnées, voire jalouses. Du coup, je suis devenu le fournisseur officiel de la famille Nguyen🙂

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(1) PHNOM PENH – 78 Rue de l’Épeule – 59100 Roubaix – Tél. 03 20 24 45 30
Tous les jours (sauf le mardi) de 9 h à 19 h 30

(2) PARIS STORE – 23 Rue du Collège – 59100 Roubaix – Tél. 03 28 53 24 30
Du lundi au samedi de 9 h à 19 h 30

(3) SENG AROUN – 143 Grande Rue – 59100 Roubaix – Tél. 03 20 73 42 49
Du mardi au dimanche de 9 h à 19 h 30

(4) MARCHÉ DE L’ÉPEULE – Rue de l’Épeule – 59100 Roubaix
Le Dimanche de 8 h 30 à 14 h

Comme un vilain petit canard…

Mon dernier voyage en Corée m’a fait prendre conscience d’une chose : je serai toujours considéré comme un étranger où que je sois. En France, je suis l’étranger qui s’est bien intégré. En Asie, je suis l’étranger aux traits asiatiques.

Depuis enfant, je n’ai jamais cherché à revendiquer ma différence. Bien au contraire, j’ai toujours voulu être Monsieur Tout le monde, celui qui se fond dans le décor. Je cherchais à m’intégrer comme mes parents m’ont si bien appris à le faire. J’y ai investi toute mon énergie au point de négliger ma propre culture.

Très vite, j’ai appris le français. Mon père nous a d’ailleurs acheté le manuel du savoir-vivre afin de connaître les bonnes manières. Cela explique peut-être mon côté précieux ? J’écoutais tous les tubes du moment. J’étais toujours à la mode. J’ai même fini mon adolescence avec une permanente et des mèches blondes. J’avoue, j’étais déjà une fashion victim !

moi jeuneTout bien réfléchi, je pense que je ne cherchais pas consciemment à m’intégrer. J’étais bien trop jeune pour comprendre ce concept. C’était tout simplement instinctif, un réflexe inconscient de faire partie d’un groupe afin d’exister, afin de me protéger.

J’ai tout fait pour faire partie de ce groupe. J’ai intégré sa culture, j’ai étudié son histoire, j’ai adopté ses coutumes, j’ai appris sa cuisine… En apparence, je semblais avoir parfaitement réussi mon challenge. Mais au fond de moi, je suis toujours resté ce petit vietnamien déraciné. Je me suis toujours senti comme le vilain petit canard en marge des autres. Je ne me suis jamais vraiment senti chez moi. Il m’arrivait d’envier mes amis étrangers au type caucasien. Tout me semblait plus simple pour eux. Je me comparais souvent à Rémi. « … Je m’appelle Rémi, je suis sans famille… »

Aujourd’hui, je parle parfaitement le français avec une pointe d’un accent normand pour faire plus authentique. Le vietnamien est devenu une langue étrangère. Je suis toujours branché hits du moment. Je n’ai plus de permanente, les cheveux blancs ont remplacé les mèches blondes et je fais toujours attention à ce que je porte. J’avoue, je suis resté une fashion victim !

1512036_10152025868126283_5428424271112497953_oJe peux imposer le respect, susciter l’admiration, inspirer la sympathie mais je suis toujours différent. Cette différence est physique, elle est visible. Je la porte en moi, elle est mon apparence. Il n’est pas rare qu’on me parle en anglais dans les magasins à Lille. Visiblement le cliché du touriste japonais avec son appareil photo perdure !

2008 fut une année marquante. J’avais décidé de retourner au Vietnam. J’allais retrouver mon pays natal, mon chez moi. Enfin, je serais dans mon élément. Enfin je me sentirais comme un poisson dans l’eau. Quelle naïveté, quelle désillusion ! Tout me séparait des vietnamiens locaux… j’étais trop gros, j’avais un accent, j’avais les habitudes d’un français. Je n’étais plus eux, j’avais perdu tous les repères de ma terre d’origine! Je découvrais le pays et ses coutumes avec le regard d’un touriste. J’étais au Vietnam, ce que le Canada Dry est à l’alcool. « Ça ressemble à l’alcool, c’est doré comme l’alcool… mais ce n’est pas de l’alcool »

Canada_dry_cropLes vietnamiens, non plus, ne me considéraient pas comme un des leurs. Ils nous appellent les « Viêt Kiều », les étrangers d’origine vietnamienne. Nous, les « Viêt Kiều », nous suscitons la jalousie, la convoitise. Nous sommes vus comme des prétentieux venus étaler notre richesse. Nous leur rappelons leur échec, leur pauvreté. J’étais ainsi réduit à une valeur marchande. Les gens me culpabilisaient en me racontant toute leur misère. Si je craquais, d’autres venaient. Si je refusais, j’étais égoïste car eux n’ont pas « ma chance ». J’étais aussi l’espoir d’un avenir plus radieux pour d’autres. On me draguait sans vergogne.

Dans les autres pays d’Asie où je suis allé (Hong Kong et Corée du Sud), j’étais tout de suite étiqueté comme touriste. Il y a un signe qui ne trompe pas : mon teint! Trop bronzé, je n’entre pas dans les canons de beauté asiatique. Du coup, on me parlait directement en anglais. C’est une évidence, en Asie, je suis toujours sans famille !

Mais alors, à quelle nation j’appartiens ? Celle qui m’a vu naître ou celle qui m’a adopté ? Qu’est-ce qui définit mon appartenance ? Mes origines, mon pays d’accueil, mes références sociales, mes repères culturels ? Dois-je me considérer comme un vietnamien en raison de mon apparence physique ou dois-je me considérer comme un français dès lors que mon cerveau raisonne à la française, parce que je réfléchis, je pense et je rêve en français ?

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Je n’ai pas la réponse et je ne veux plus le savoir car cela n’a plus d’importance. L’important est de se sentir à son aise. Rémi claironnait « … Ma famille à moi, c’est celle que j’ai choisie… ». Et mon cœur a choisi. Il a choisi le Nord. Il a choisi Roubaix. Il a choisi d’être Ch’ti.

L’enfant qui aimait les Bánh xèo (crêpes vietnamiennes)

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Si vous me connaissez, vous connaissez forcément mon amour pour les bánh xèo. Je le crie haut et fort à celui qui veut l’entendre. J’ADORE CE PLAT !

Kesako ? C’est une crêpe vietnamienne, ok ! Mais attention, rien à voir avec les crêpes bretonnes. Celles-ci sont à base de lait de coco. On la cuit très très lentement avec des morceaux de viande, des crevettes afin qu’elle soit bien croquante. Et enfin, on ajoute du soja puis on replie le tout en deux à la calzone. Pour la manger, on la roule d’abord dans une feuille de salade avec plein d’herbes qu’on trempe ensuite dans du nước mắm. Je salive rien qu’en écrivant ces lignes !

Les meilleurs bánh xèo sont bien évidemment ceux de ma Maman. Mes tantes, ma grand-mère…tout le monde savait préparer des bánh xèo mais personne n’égalait ma mère, personne n’avait son pareil pour obtenir des bánh xèo légers, croquants et si savoureux.

En vous expliquant ce plat, c’est plus qu’une recette que je partage mais toute mon histoire, l’histoire d’une mère qui aimait cuisiner pour son enfant et l’histoire d’un enfant qui adorait la cuisine de sa mère.

En effet, ces crêpes évoquent mes meilleurs souvenirs d’enfant. Je vois encore ma mère nous demander « Vous voulez manger quoi ce soir ? ». Je répondais systématiquement « bánh xèo » et systématiquement nous avions des bánh xèo au diner. Mes frères et sœurs ont fini par détester ce plat. Tant pis pour eux, moi je me régale !

Plus tard, quand je suis devenu étudiant, elle s’inquiétait beaucoup, non pas pour mes études mais pour mon alimentation : Est-ce que je mangeais bien ? Est-ce que c’est bon ? Pauvre de moi, il n’y a personne pour me préparer des petits plats… Alors quand elle me revoyait, la 1ère chose qu’elle faisait était de me préparer des bánh xèo. Ensuite on pouvait discuter. Elle savait y faire ma Mère !

Elle savait que ce plat me remplirait de joie. Et sa joie à elle, était de me regarder déguster ses crêpes. Enfin « déguster » est un euphémisme. Les mauvaises langues ont osé utiliser des termes comme « se goinfrer, s’empiffrer, se baffrer… », n’est-ce pas @Fred ? Ils disent ce qu’ils veulent, moi je me régale !

Ma mère comptait les crêpes que je mangeais. Si je ne n’atteignais pas 3 crêpes + 1 nature (sans soja), elle s’inquiétait et me disait :

– Tu es malade ?
– Non maman, j’ai trop mangé !
– Mais tu manges 3 plus 1 nature d’habitude. Tu n’aimes plus ma cuisine depuis que tu es parti ?
– Si maman
– Ben alors mange
– Oui maman :(

Ha ! Elles sont championnes pour vous culpabiliser :) Et me voilà parti pour manger une autre crêpe afin d’atteindre le quota qu’elle m’a fixé ! Et comme par enchantement, ma mère retrouvait le sourire. C’est pourquoi ce plat, je le chéris car il me rappelle l’amour de ma mère.

Aujourd’hui, j’aime prendre le temps de préparer ce repas. Et j’aime inviter mes amis afin de partager ces moments d’amour. Récemment, j’ai eu le plaisir de cuisiner pour @Sauria et @Leila, deux femmes exceptionnelles. Leila, à cette occasion, a composé un poème afin d’immortaliser son voyage culinaire. Merci Leila pour cette preuve d’amour !

PRÉPARATION
1. Préparer la pâte avec une préparation prête à l’emploi pour crêpes vietnamiennes, 1 boîte de lait de coco et de l’eau. Puis ajouter un peu d’huile et de la ciboule ciselée. Laisser reposer.
2. Émincer de la poitrine de porc. Ici, j’ai utilisé du blanc de poulet pour mes amis
3. Décortiquer et couper en 2 dans le sens latéral les crevettes
4. Couper en fines lamelles les oignons

CUISSON
5. Dans une poêle antiadhésive, mettre un peu d’huile, oignon, viande et crevettes
6. Verser la pâte et laisser cuire à feu très doux à couvert pendant au moins 5 minutes, ajouter 1 poignée de soja et laisser cuire encore 1 minute à couvert
7. Pliez la crêpe en deux et servir chaude pour qu’elle soit bien croquante avec les légumes et la sauce sur la table

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POÈME DE LEILA

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Aujourd’hui je me suis évadée
Juste le temps d’un mirage
J’ai dégusté un Banh Xéo
Et navigué à travers les âges

À travers le temps
Le temps d’une mousson
Le temps d’un enfant
Juste le temps d’un instant

Aujourd’hui une fois encore à Roubaix
J’ai voyagé…j’ai goûté le sel
Et ai partagé mes douceurs au miel

Merci Roubaix d’être mon hôte
Merci Roubaix de me convier à ta table aux mille saveurs
De m’accueillir entre tes murs peints de mille couleurs
D’embaumer mes sens de tes mille senteurs

Fière de planter mes racines dans ta terre fertile
Et de poser enfin mon panneton de nomade sur ton sol